Perceptions des hommes québécois de leurs besoins psychosociaux et de santé ainsi que de leur rapport aux services

Perceptions des hommes québécois de leurs besoins psychosociaux et de santé ainsi que de leur rapport aux services

détails de la fiche synthèse

Réalisée: David Guilmette Mise en forme: Justin Sirois-Marcil Juillet, 2014

Les jeunes et les représentations sociales de la réussite.

Référence complète de l'étude

 Rivière, B. & Jacques, J. (2001). Les jeunes et les représentations sociales de la réussite. Dans M. Lebrun (dir.) Les représentations sociales : Des méthodes de recherche aux problèmes de société (p.339-359). Montréal : Logiques. Résumé repéré à http://www.cmaisonneuve.qc.ca/public/86365f19-3e6b-464b-bed4-c5229ee7f48a/mes_documents/etudiant_actuel/reussir_deb_riviere_5.pdf

Préblématique et cadre théorique

La problématique porte sur les représentations sociales de la réussite. Le cadre de l’ouvrage s’appuie sur la théorie des représentations sociales. Selon Moscovici (1961, 1976), Jodelet (1989) et Abric (1994), une représentation sociale est l’élaboration d’un objet par une communauté qui établit des modalités d’agir et de communiquer. Ainsi, la représentation sociale renvoie à des visions fonctionnelles du monde. Elle est une production qui tend à la construction d’une réalité commune à un groupe social. La représentation sociale fait référence à une activité collective d’interprétation et de construction qui produit une connaissance dont les contenus cognitifs, affectifs et symboliques jouent un rôle primordial dans la façon de penser et dans l’action quotidienne des personnes. L’aspect de construction caractérise toute représentation reliée à la production et à l’organisation signifiante de la réalité. Il fait donc référence à la façon dont la réalité devient intelligible, fonctionnelle et pratique, les représentations permettant une compréhension de la réalité et orientant les comportements. Les représentations sociales de la réussite qu’entretiennent les cégépiens à propos d’eux-mêmes et de leur environnement fondent leurs comportements.

En passant en revue la littérature, les auteurs ont relevé diverses caractéristiques attribuées à l’un ou l’autre sexe :

Exigences des professeurs. Les filles : nécessité de bien répondre aux exigences des professeurs et même de les dépasser. Les garçons : négociation des exigences du professeur.

Attentes des professeurs. Les filles : importance de décrypter, de deviner et de devancer les attentes des professeurs. Les garçons : autonomie par rapport aux attentes des professeurs.

La compétence. Les filles : le manque de reconnaissance de leurs compétences doit être compensé par plus de persévérance. Les garçons : la reconnaissance facilement acquise de leurs compétences leur permet de faire moins d’efforts scolaires; ils pourront toujours se débrouiller « sur le tas et sur le tard ».

Réussite scolaire. Les filles : le cégep, c’est pour apprendre, s’informer. La formation scolaire sert à se forger une culture personnelle. Les garçons : le cégep, c’est un lieu d’interdictions, d’ennuis, d’obligations. La formation scolaire existe avant tout pour gagner sa vie.

Selon les auteurs, la grande majorité des recherches ont tendance à affirmer que toutes les difficultés scolaires des garçons sont inhérentes à leurs stéréotypes sexuels et à occulter la réalité de la dynamique des relations entre institutions et étudiants.

Méthodologie de l'étude

Description de la ou des méthodes utilisées

Analyse qualitative de contenu d’entretiens réalisés auprès de cégépiens. L’auteur n’apporte pas de précision additionnelle dans son livre

Échantillon(s) et période(s) de collecte des données

20 entretiens ont été réalisés (11 filles, 9 garçons)

Principaux résultats

Les auteurs se sont appliqués à dégager des typologies de croyances chez les cégépiens au regard de la réussite personnelle, professionnelle et scolaire. Ils ont notamment mis en perspective le fait que la réussite scolaire sur le plan des représentations prend son sens dans l’esprit des cégépiens lorsqu’elle est étroitement liée à la réussite personnelle  (réussir dans la vie)  et la réussite professionnelle. Rivière et Jacques concluent également que les représentations sociales que se font les étudiants de la réussite ont une forte incidence sur leurs résultats scolaires.

Dans leur exploration en lien avec les représentations sociales de la réussite, les auteurs  identifient cinq représentations se situant sur un continuum « favorable » à la réussite et « défavorable » à la réussite : l’harmonisation (où les études sont une activité ludique), l’actualisation (où les études participent de l’accomplissement de soi), l’utilisation (où les études sont considérées sous l’angle de la carrière), la résignation (où les études sont un passeport obligé), enfin la répulsion (où les études seraient un choix imposé). Selon les auteurs, il existerait une corrélation entre l’échelle de ces représentations et les résultats scolaires des étudiants.

Leurs travaux ont permis de débusquer des différences parfois sensibles entre les filles et les garçons. C’est ainsi que, de manière générale, les garçons auraient des croyances les poussant vers une certaine forme de « dilettantisme » envers les études et leur intérêt pour ces dernières déclinerait lorsque le cégep n’est pas synonyme de plaisir. Chez les filles, les études s’inscriraient, pour une majorité d’entre elles, dans un projet personnel, expliquant ainsi une motivation plus forte sur le plan de la réussite scolaire et une volonté plus affermie d’y consacrer les efforts nécessaires. Ainsi, selon les auteurs, être une fille et une étudiante sont des identités indissociables situées sur un même continuum; chez les garçons, il existe une distinction identitaire plus marquée entre les deux.

Besoins identifiés

Population cible

Jeunes cégépiennes et cégépiens

Objectifs et hypothèses

Objectif général : Cerner les représentations sociales de la réussite.

Mots-clés

Réussite, représentations

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