Perceptions des hommes québécois de leurs besoins psychosociaux et de santé ainsi que de leur rapport aux services

Perceptions des hommes québécois de leurs besoins psychosociaux et de santé ainsi que de leur rapport aux services

détails de la fiche synthèse

Réalisée: David Guilmette Mise en forme: Justin Sirois-Marcil Juillet, 2014

Maison Oxygène : Évaluation de la ressource d’hébergement.

Référence complète de l'étude

Tremblay, G., Déry,F., Théoret, J. & Dubeau, D. (2013). Maison Oxygène : Évaluation de la ressource d’hébergement. Québec : Masculinités et Société. Repéré à http://www.maisonoxygene.com/documents/MaisonOxygene-rapportderecherche-juin2013.pdf

Préblématique et cadre théorique

État des connaissances sur l’hébergement de pères en difficultés

Tous les écrits rapportent que les pères seraient plus sensibles au contexte social que d’autres groupes (Bui et Graham, 2006; Doherty et al. , 1998; Schindley & Coley 2007). Doherty et al. (1998) spécifient que les pères sont plus vulnérables envers les changements comme les opportunités d’emploi, les facteurs économiques du pays, les attentes culturelles et le soutien social. Une perte d’emploi, doublée par le fait que, dans certaines sociétés, on s’attend à ce que l’homme soit un bon travailleur, rend les pères encore plus vulnérables aux fluctuations dans le contexte social. Schindley et Coley (2007) expliquent en partie cette réaction en faisant un lien avec la théorie des tensions de rôle de genre établie par Pleck (1995). Brièvement, la théorie des tensions de rôle de genre considère que les hommes se comparent tous à un idéal masculin issu d’une construction sociale, un idéal-type, qui est accepté comme tel par le plus grand nombre. Plus l’homme n’a pas l’impression d’être en mesure d’atteindre cet idéal, plus il vit ce que Pleck appelle « une tension intériorisée », résultant alors en un stress psychologique. Ainsi, les pères sans-abri sont à risque élevé de vivre une très forte tension du rôle de genre, notamment parce que, selon les standards usuels, ceux-ci devraient pouvoir subvenir aux besoins financiers de leur famille, alors que dans leur cas, ils sont sans le sou. La différence qui réside entre leur idéal-type et la réalité est grande, créant ainsi un stress supplémentaire. À ce sujet, McArthur, Zubrzyc, Rochester et Thomson (2006) ajoute que plusieurs pères qui ont demandé un service d’hébergement se sont sentis honteux et stressés de le faire. Selon les recherches effectuées à ce jour, trois évènements amènent les hommes à demander le service d’hébergement : la perte d’emploi, la rupture amoureuse et l’incapacité à payer le loyer (Bui & Graham, 2006; McArthur et al., 2006; Schindler & Coley, 2007). Cela diffère très fortement des mères sans-abri  qui demandent l’aide d’une ressource d’hébergement dans la moitié des cas à la suite d’un épisode de violence conjugale (Bui & Graham, 2006).

Par ailleurs, les objectifs souvent exprimés par les pères lors de leur arrivée dans une ressource d’hébergement sont l’obtention d’un emploi stable et la recherche d’un logement à prix abordable (Bui & Graham, 2006; Schindler & Coley, 2007, McArthur et al., 2006). Lors de leur passage dans la ressource d’hébergement, les hommes mentionnent apprécier le support émotionnel des intervenants (Schindler & Coley, 2007). De plus, les pères vivent une modification de la vision qu’ils ont de la paternité, notamment parce qu’ils ne peuvent plus remplir leur rôle de père pourvoyeur, et par l’influence des intervenants de la ressource qui les amènent à percevoir d’autres dimensions de la paternité. En effet, ces pères affirment accorder plus d’importance à la présence attribuée à l’enfant et aux soins donnés à ce dernier après leur séjour dans la ressource (Schindler & Coley, 2007). Aussi, les pères se sentent rassurés de pouvoir trouver un milieu acceptant d’héberger leur enfant, ceci étant souvent mentionné comme l’objectif immédiat à la suite de l’éviction du logement (McArthur et al. , 2006).

Ainsi, les études réalisées ailleurs […] indiquent un rôle important de ce type de ressource. Il reste à voir ce qu’il en est de la seule ressource du genre au Québec. L’évaluation d’un tel service est essentielle puisqu’il intervient sur deux aspects majeurs : 1) du point de vue du père : le maintien du lien avec les enfants constitue un facteur de protection à risque de suicide souvent présent dans ces situations ou du moins un motif pour se sortir de l’abus de drogue ou d’alcool et, 2) du point de vue des enfants : l’engagement paternel de ces hommes peut faire la différence dans leur vie, d’autant plus lorsque le père est le seul parent sur qui compter. Ces données sont pertinentes également dans le contexte d’un déploiement actuel de ce service dans d’autres régions du Québec.

Profil des résidents

Les dossiers des pères ayant résidé à la Maison Oxygène entre 2008 et 2012 ont été analysés. Au total, compte tenu des données manquantes, 48 dossiers ont pu être retenus pour fins d’analyse afin d’en extraire les données descriptives qui suivent. La forte majorité des pères ayant séjourné à la ressource avait entre 30 et 49 ans au moment de leur arrivée. La très forte majorité est d’origine québécoise (70,8%) et 22,9% des pères sont issus de l’immigration. Ils se retrouvent dans une situation socioéconomique précaire, la moitié d’entre eux sans revenu. Un quart seulement occupe un emploi lors de l’entrée dans la ressource. Ainsi, plusieurs accumulent des dettes qui, compte tenu du faible revenu, deviennent vite un fardeau important. En fait, le tiers des résidents rapporte avoir des dettes de plus de 5 000$, certains même plus de 20 000$. Plus de la moitié des résidents n’a pas complété le secondaire, ce qui représente un lourd handicap dans la recherche d’un emploi stable. Le plus haut niveau atteint est un DEP. Presque le quart des pères avait la garde exclusive de leur(s) enfant(s) alors que, pour la moitié d’entre eux, la garde est confiée à la mère ou varie selon l’entente qui est établie avec celle-ci. Demeurer dans un lieu stable représente souvent pour ces derniers la condition de base pour avec accès à son (ses) enfant(s). De ces pères, 43,8% ont 1 enfant ; 31,3% en ont 2 ; 16,7% en ont 3 et 2,1 % en ont 4 et plus (6,3% données manquantes). De ce nombre, 39,6% des pères ont pu bénéficier de la présence d’un de leurs enfants à la Maison Oxygène, 18,8% ont pu bénéficier de la présence de deux de leurs enfants et 16,7% de la présence de trois de leurs enfants (25% données manquantes).

Les pères rapportent vivre plusieurs types de problèmes : 60% des hommes rapportent vivre une séparation conflictuelle lors de leur arrivée à la ressource, près de 70% disent se retrouver dans une situation économique très difficile, 50% rapportent avoir un problème d’abus de drogue ou d’alcool, plus du tiers disent devoir composer avec un trouble de santé mentale et être sous médication à cet effet, 10% se retrouvent dans domicile fixe, 35% disent avoir un casier judiciaire et le quart avoir déjà fait un séjour en détention. Près de 30% rapportent avoir subi des abus ou de la négligence dans leur enfance et plus d’un père sur cinq rapporte avoir séjourné en famille(s) d’accueil. Enfin, la majorité a passé moins de quatre moins dans la ressource.

 Les données de cette section ont été compilées à partir des dossiers des résidents par Marie-Hélène Hardy et analysées par Jacinthe Théôret. Plusieurs données sont manquantes, de telle sorte que le total n’atteint pas toujours 100%.

Méthodologie de l'étude

Description de la ou des méthodes utilisées

Pour être en mesure de répondre aux objectifs de recherche, un devis mixte a été favorisé. Pour le volet qualitatif, deux sources ont été utilisées : 1) l’analyse des 10 témoignages rapportés par Villeneuve (2009) et 2) nous avons procédé à la rencontre d’au total 19 personnes, qui forment ensemble quatre catégories. […] En ce qui concerne le volet quantitatif, deux sources principales été utilisées : 1) les données compilées à partir des dossiers des résidents ayant fréquenté l’organisme entre 2008 et 2012, et 2) les questionnaires complétés lors des entrevues. Les pères interrogés devaient remplir deux questionnaires. Le premier questionnaire touche les informations sociodémographiques des pères : l’âge du père et celui de ou des enfant(s) au moment de l’hébergement, le nombre de jours du séjour, la scolarité, la source de revenu, l’origine ethnique, le statut de garde des enfants. Le deuxième questionnaire se composait de plusieurs questions propres à la paternité.

Échantillon(s) et période(s) de collecte des données

La première catégorie se compose de pères (n=5) qui utilisaient les services d’hébergement lors de l’entrevue individuelle. La deuxième catégorie est composée de pères (n=5) qui ont déjà utilisé le service d’hébergement dans le passé, mais qui ne l’utilisaient plus lors de l’entrevue individuelle. La troisième catégorie englobe les intervenants de divers milieux (centres jeunesse, centres des services sociaux, etc.), ayant référé au moins un père à la Maison Oxygène (n=5). Enfin, la dernière catégorie est composée d’intervenants de la Maison Oxygène (n=4), qui pour leur part ont été rencontrés dans une entrevue de groupe.

Principaux résultats

Les auteurs constatent que le profil des pères à l’étude se situe bien parmi les critères de vulnérabilité établis par Castel (1994, 2009), celle-ci touchant plusieurs dimensions de la personne : physique, relationnelle, économique et culturelle. Notamment, plusieurs des pères interrogés ont été confrontés à des problèmes de santé mentale, parfois de santé physique, très souvent des problèmes liés à la consommation d’alcool ou de drogue. Sur le plan relationnel, ces hommes ont tous vécu une rupture amoureuse qui s’est déroulée de manière souvent conflictuelle, ou du moins, qui a été vécue difficilement par ces hommes. Sur le plan économique, la plupart de ces pères ont un revenu limité, et la plupart mentionnent avoir des dettes, de telle sorte que presque tous se retrouvent en contexte de pauvreté et de grande fragilité sur le plan économique. Enfin, ils se retrouvent souvent sans repère à la suite de la rupture et en contexte de pauvreté, qui exigent une réorganisation importante sur le plan des rôles de genre, dont l’exercice de la paternité.

Comme l’ont rapporté les études ayant eu lieu en dehors Québec, la majorité des hommes qui ont passés à la Maison Oxygène l’ont fait à la suite d’une séparation, à la recherche d’un milieu sain pour affronter des problèmes de consommation, ou d’autres difficultés importantes. La séparation devient l’élément déclencheur ayant amené les hommes à la ressource, avec comme réel motif sous-jacent l’arrêt d’un comportement qu’ils ne tolèrent plus. De plus, ces pères visent à retrouver un emploi stable et un appartement à prix raisonnable. Ils trouvent à la ressource un accueil chaleureux, du soutien tant sur le plan émotionnel, que sur les démarches à entreprendre pour ce sortir de leur précarité actuelle, et pour développer leurs habiletés parentales. Le séjour les amène à revoir leurs conceptions de la masculinité et du rôle du père en s’appuyant sur leur l’amour qu’ils éprouvent de leurs enfants.

Sur le plan de l’appréciation de l’organisme, les commentaires sont particulièrement élogieux, chez toutes les catégories de répondants. Pour les pères, la disponibilité, la souplesse et la qualité du soutien qu’offrent les intervenants, leurs capacités à créer un climat de confiance et d’égalité sont également très appréciées. De plus, le fait que les pères doivent apprendre par eux-mêmes, avec la supervision des intervenants – notamment sur le plan des habiletés parentales - et qu’ils puissent regagner leur autonomie pas à pas, est une manière de faire que plusieurs pères félicitent. Pour leur part, les intervenants référents apprécient le milieu sécuritaire qu’offre la Maison Oxygène aux pères et à leurs enfants. Ils notent la capacité de l’organisme à répondre à de multiples besoins de pères qui se retrouvent en situation de vulnérabilité importante. Enfin, la qualité du partenariat entretenu avec le réseau public et les autres organismes communautaires est très appréciée.

Peu de critiques sont faites par les répondants. Parmi les points à améliorer, plusieurs répondants, surtout les pères interrogés, considèrent la durée d’hébergement comme étant trop courte. Des pères aimeraient qu’une personne-ressource pouvant les supporter dans les démarches juridiques puisse être présente dans l’organisme. Pour les intervenants, la plus importante critique porte sur le manque de rayonnement de l’organisme, soit le besoin d’effectuer des campagnes publicitaires pour faire connaître l’organisme à plus grande échelle que seulement dans la ville de Montréal.

Pour conclure, la présente étude a permis de constater que les pères en besoin d’hébergement se retrouvent avec de nombreux besoins qui touchent plusieurs dimensions de leur vie. Chaque père à une histoire bien particulière, et ses besoins en sont de même lorsqu’il met les pieds à la Maison Oxygène. Le passage à la Maison Oxygène représente pour ces pères un tremplin pour mieux rebondir devant l’adversité. Ces pères arrivent à la ressource comme en bout de piste, comme une dernière alternative à un processus de désaffiliation sociale qui s’opère depuis des mois, voire des années. La ressource devient alors une bouée de sauvetage pour ces pères et aussi pour ces enfants. Pour ces pères qui évitent ainsi l’itinérance ou encore le passage à l’acte, que ce soit le suicide ou l’homicide ou d’autres gestes de violence envers l’ex-conjointe ou les enfants, qui reprennent le contrôle sur leur vie, notamment par un soutien à l’arrêt de consommation. Ces pères qui reprennent confiance en eux, en leur capacité d’affronter les adversités, de se construire positivement et d’apporter le soutien nécessaire à leurs enfants. Ces pères qui se réinsèrent dans la communauté et y contribuent positivement. Pour ces enfants qui évitent le placement, de se retrouver sans père, et qui peuvent dorénavant retrouver auprès de leurs pères tout le soutien qu’ils méritent. Ces enfants qui apprennent de leurs pères qu’on peut affronter l’adversité et en sortir positivement.

Pour les auteurs, il était saisissant au cours de cette étude de constater l’apport considérable qu’une ressource comme la Maisons Oxygène peut avoir dans la vie d’hommes durement éprouvés par la vie pour les aider à reprendre du contrôle sur leur vie et ainsi jouer plus adéquatement leur rôle de père au bénéfice de leurs enfants.

Besoins identifiés

Les points à améliorer :

Selon le point de vue des pères.

Un des éléments fréquemment soulevés par les pères comme points à améliorer est le manque de place dans l’établissement. La critique n’est pas tant portée sur le manque d’espace physique, que sur la capacité de répondre aux besoins des pères à grande échelle. Plusieurs mentionnent être conscients que les places sont limitées et que d’autres pères comme eux bénéficieraient autant qu’eux de cette ressource. Cela amène parfois un sentiment d’inconfort envers les services reçus, ayant peur d’enlever la place à quelqu’un d’autre qui en aurait autant, sinon plus, besoin qu’eux. Cette critique est aussi lancée par certains pères comme une consternation devant l’incapacité d’ouvrir des ressources similaires à la Maison Oxygène à plus grande échelle dans l’ensemble du Québec. De ce constat nait le suivant : le manque de financement. Les pères sont bien conscients que ce qui représente le frein pour l’ouverture des futures ressources comme la Maison Oxygène est le manque de financement. Le manque de financement est aussi soulevé en ce qui concerne des services complémentaires qui pourraient être offerts comme par exemple, un père soulève qu’il aurait apprécié recevoir un appui pour acheter du matériel de base  lors du départ de la ressource pour l’aider à équiper son nouveau logement.

[…] Un autre point souvent relevé par les pères concerne la durée de l’hébergement. Bien que les avis soient partagés sur la durée idéale d’un séjour, il reste que la majorité des pères jugent que la durée moyenne établie à trois mois est trop courte. Le bémol apporté à ce sujet par certains pères est que cela dépend des besoins que nécessite le père à son arrivée. Par exemple, un père qui est admis à la ressource à la suite d’un divorce et que son besoin principal est d’avoir un lieu d’hébergement pour lui et ses enfants pour le temps de se retrouver un appartement, aura sans doute besoin de moins de temps qu’un père qui suit une thérapie pour un problème de toxicomanie ou qui doit entamer des démarches juridiques en regard des droits d’accès à ses enfants. Bref, sans être entièrement négatif, il reste que la durée d’hébergement a été souvent questionnée par les pères durant les entrevues de cette étude.

[…] En ce qui concerne les services offerts par la Maison Oxygène, quelques éléments sont soulevés. Tout d’abord, quelques pères mentionnent le besoin d’avoir accès à un soutien juridique plus prononcé. Plusieurs ont dû engager des démarches à la cour pour conserver le droit d’accès à leurs enfants et cela représente un défi majeur pour plusieurs, en temps et en argent. En temps, car les délais reliés avec les démarches juridiques peuvent être longs. Ces délais, couplés avec la durée d’hébergement, apportent parfois un stress pour certains pères. En argent, car les frais d’avocat et les autres frais connexes deviennent vite onéreux pour ces pères qui ont pour la plupart une situation économique très précaire. L’accès à un avocat, ou à une autre personne-ressource dans le domaine juridique, est un besoin soulevé par un père.

[…] Aussi, bien que les pères mentionnent apprécier le soutien apporté pour qu’ils améliorent leurs compétences parentales avec leurs enfants, un des pères soulève son désir d’avoir accès à de l’information plus spécifique sur certains sujets. Malgré le fait qu’il est possible d’en parler individuellement avec les intervenants, ce répondant mentionnait des séances d’information sous forme d’ateliers pour permettre de couvrir plus précisément certains comportements chez les enfants, avec des méthodes d’éducation à appliquer.

[…] De plus, bien que la vie en commun soit souvent mentionnée comme un point fort par les pères, il reste que certains n’apprécient pas toujours de devoir vivre parmi d’autres. Notamment un père soulève le besoin d’avoir un endroit pour se retrouver seul, dans son intimité, aiderait, selon lui, à se reconstruire.

[…] L’accès à plus d’intervenants le soir est un élément partagé par deux pères. Bien qu’ils sont conscients que cela engendrerait plus de coûts, ces pères soulèvent que lorsqu’un des pères à la résidence fait une crise, il a besoin de pouvoir être écouté sur le moment immédiat.

[…] Enfin, un père mentionne l’importance de s’assurer que certaines règles soient respectées entièrement. Il explique que, même si la Maison Oxygène interdit l’alcool durant le temps d’hébergement, des pères en prennent tout de même parfois le soir. Pour un père qui combat un problème relié à la consommation d’alcool, ce relâchement sur le plan des règlements peut compromettre ses chances de rétablissement.

[…] Les pères soulèvent, de manière générale, aucun commentaire négatif majeur et ont peu de suggestions d’améliorations des services offerts. Les plus importantes critiques formulées portent sur la durée de l’hébergement jugée, par certains, trop courte et le nombre de places limité que peut offrir l’organisme.

Population cible

Pères en contexte de vulnérabilité et utilisant une ressource d’hébergement.

Objectifs et hypothèses

Cette étude, rappelons-le, s’inscrit entièrement dans l’axe trois du projet sur les services aux pères en contexte de vulnérabilité, en particulier l’axe 3 qui vise à « apprécier l’adéquation et l’efficacité des services ayant fait l’objet d’une évaluation ». Dans le cadre de ce projet, une évaluation des services offerts par la Maison Oxygène en forme le cœur. L’objectif général est d’apprécier l’adéquation et l’efficacité des services offerts par la Maison Oxygène. De manière plus spécifique, il s’agissait de mieux comprendre dans quel contexte ces hommes-pères ont été appelés à être hébergés à la Maison Oxygène ; vérifier les besoins qu’ils avaient alors et les services qu’ils ont reçus ; connaitre leur appréciation des services reçus ; connaître le point de vue des intervenants sur les forces et les faiblesses des services qu’ils offrent.

Mots-clés

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