Perceptions des hommes québécois de leurs besoins psychosociaux et de santé ainsi que de leur rapport aux services

Perceptions des hommes québécois de leurs besoins psychosociaux et de santé ainsi que de leur rapport aux services

détails de la fiche synthèse

Réalisée: David Guilmette Mise en forme: Justin Sirois-Marcil Juillet, 2014

Évaluation du programme Transition‐Trajectoires Groupes d’entraide et de soutien pour hommes en situation de vulnérabilité psychosociale.

Référence complète de l'étude

Bizot, D., Sirois, F., Plante, A., Pilote, E., Maltais, D., Savard, S. & Viens P.‐A. (2010). Évaluation du programme Transition‐Trajectoires Groupes d’entraide et de soutien pour hommes en situation de vulnérabilité psychosociale. Saguenay : Université du Québec à Chicoutimi. Repéré à http://cps02.org/media/rapportfinaldevaluationTransition-Trajectoires.pdf

Préblématique et cadre théorique

Bien que généralement la mortalité par suicide chez les hommes ait diminué de 25 % entre 1997 et 2005 (Ross et Harry, 2007, cité dans Lévesque, Lane, Goudreault et Rochon, 2008), le Québec se maintient dans le peloton de tête des pays occidentaux présentant le plus fort taux de suicide au sein de cette population. Il s’agit donc d’un problème de santé publique qui demeure très préoccupant.

Les conséquences de la socialisation au rôle de genre traditionnel

Plus généralement, les études ont mis à jour le fait que les hommes souffrent de divers problèmes de santé et qu’ils sont moins enclins que les femmes à demander de l’aide (Kessler et al., 1981 ; Leaf et Bruce, 1987 ; Leaf et al., 1988 ; Lin et al., 1996 ; Rhodes et al., 2002) ou qu’ils ont plus de difficulté à le faire (Addis et Cohane, 2005; Antil, Bergeron et Cloutier, 2005; Tremblay et Lapointe-Goupil, 2005; Dulac, 2001; Antil, 2005; Courtenay, 2000). Cette situation, en apparence paradoxale est expliquée le plus souvent par la socialisation masculine traditionnelle, par les tensions (Pleck, 1981, 1995) et les conflits de rôles de genre (O’Neil, 1982, 1995) pouvant en résulter ainsi que par les effets que ceux-ci ont dans la vie de certains hommes (Addis et Mahalik, 2003; Dulac, 1997; Eisler, 1995; Good et Wood, 1995; O’Neil, Good et Holmes, 1995; Robertson et Fitzgerald, 1992; Cheatham et al., 1987). Aussi, les hommes vivant un niveau élevé de conflit de rôle de genre ou ceux qui s’identifient fortement aux préceptes de la masculinité traditionnelle manifestent plus d’attitudes négatives à l’égard de la demande d’aide que les femmes (Johnson, 1988 ; Komiya et al., 2000 ; Leong et Zachar, 1999 ; Robertson et Fitzgerald, 1992, cités dans Perlick et Mannig, 2006 : 398) ou que les hommes moins stéréotypés (Blazina et Marks, 2001 ; Blazina et Watkins, 1996 ; Good et Wood, 1995 ; Good, Dell et Mintz, 1989 ; Wisch, Mahalik, Hayes et Nutt,1995).

L’adaptation des services aux réalités masculines

Depuis quelques années, de nombreux chercheurs et intervenants ont mis en œuvre des programmes de recherche et des interventions sensibles au genre (p. ex., Rondeau et al., 2005; Tremblay et L’Heureux, 2002; Andronico, 1996; Brooks, 1995; Levant, 1995). Généralement, ces experts sont mus par la double conviction qu’il est nécessaire de mieux comprendre les réalités vécues par les hommes afin de mieux intervenir auprès d’eux. À dessein, ils préconisent de leur offrir des services adaptés à ce qu’ils vivent et surtout à ce qu’ils sont en regard du genre. Dans une même veine, au Québec, l’intervention auprès d’hommes a suscité beaucoup d’intérêt. Certains documents officiels préconisent même de cibler prioritairement cette clientèle. C’est le cas par exemple du Programme national de santé publique 2003-2012 (MSSS, 2003) ou du Plan d’action en santé mentale 2005-2010, La force des liens (MSSS, 2005). Nous avons ainsi assisté au développement de diverses ressources communautaires qui cherchaient à mieux adapter leurs services à la clientèle masculine. C’est dans cette perspective que le CPS 02 et Le Cran… d’arrêt ont développé leurs programmes de groupes d’entraide et de soutien Transition-Trajectoires. Ils l’ont fait pour répondre aux besoins de certains clients vulnérables, en complémentarité des services d’aide individuelle existant dans la région du Saguenay−Lac-Saint-Jean. Les groupes ainsi constitués visent principalement : « à briser l’isolement des hommes en période de vulnérabilité et en processus de changement, et à développer leurs habiletés personnelles et leur persévérance face aux réalités de la vie » (Document de présentation des groupes « Transition », CPS 02, 2007 : 5).

Évaluer, un enjeu d’ouverture

Du point de vue de l’évaluation, la très grande majorité des études sur les interventions de groupe ont adopté des approches expérimentales ou quasi expérimentales pour mesurer les effets des dites interventions sur les participants (Lavoie et Nault, 2004). Lavoie et ses collègues notent : « une absence d’intérêt marqué pour l’implantation de ces [actions de groupe] et pour les processus de changement qui ont cours lors de la participation à ces interventions » (2004 : 3). Ils poursuivent en soulignant le fait que : « malgré quelques études qui vont dans ce sens, on se retrouve généralement en situation de constater les effets de l’intervention sans trop savoir précisément ce qui produit ces effets : celles-ci demeurent une véritable "boite noire" » (p. 3). […] L’évaluation du programme Transition-Trajectoires représente une opportunité unique d’ouvrir la boîte noire dont parlent Lavoie et ses collègues et de mieux comprendre les liens de causalité existant entre le processus et les effets de l’intervention de groupe dans le champ de la promotion de la santé mentale des hommes. Dans quel contexte se trouvent les hommes lorsqu'ils initient leur demande d'aide formelle auprès du CPS 02 et de l’organisme Le Cran… d’arrêt ? Quelles sont leurs attentes et leurs appréhensions lorsqu'ils s'engagent dans cette démarche ? Quels sont les éléments auxquels ils se réfèrent lorsqu'ils évaluent l'aide psychosociale qu’ils reçoivent dans les groupes ? Les facteurs d’aide décrit par plusieurs chercheurs comme étant des éléments favorisant les changements individuels dans le contexte de l’intervention de groupe font-ils partie de ce que les hommes évaluent comme étant aidant dans leur démarche au sein du programme ? L’intervention de groupe d’entraide et de soutien est-il un modèle d’intervention adapté à leurs besoins ? Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles cette étude évaluative a tenté de répondre en plus de décrire et d’analyser l’implantation du programme. Ultimement, la présente étude vise donc à mieux cerner les circonstances qui ont amené les hommes fréquentant le programme à demander une aide extérieure et à dégager les éléments qui font obstacles (attrition) et qui facilitent l'engagement dans une démarche de changement (persévérance) eu égard aux défis intra- et interpersonnels que les participants relèvent dans et en dehors des groupes Transition-Trajectoires. Dans ces conditions, cette évaluation de programme représente une contribution novatrice et significative à la compréhension du phénomène des groupes d’entraide et de soutien pour hommes en difficulté psychosociale, un phénomène qui demeure rarement documenté.

Méthodologie de l'étude

Description de la ou des méthodes utilisées

L’évaluation du projet s’est déroulée de janvier à juin 2009 selon la méthode de l’étude de cas multiples à unités d’analyse imbriquée. Les chercheurs ont eu recours à une approche mixte qualitative (entretiens semi-structurés avec les intervenants et les participants, journal de bord des intervenants) et quantitative (mesure de la qualité de vie avec l’échelle MOS_SF36, jeu de carte pour classer les facteurs d’aides par ordre d’importance, grille d’évaluation remplis par les participants à l’issue de chaque rencontre pour déterminer leur degré de satisfaction). […] Une évaluation formative et une évaluation sommative ont été réalisées. L’évaluation formative avait pour but de déterminer dans quelle mesure les activités proposées respectaient ce qui avait été prévu au début de l’intervention afin de s’assurer que les effets attribués sont dus aux interventions effectivement réalisées plutôt que celles qui avaient été prévues et aussi de documenter le pourquoi de l’atteinte ou de la non atteinte des objectifs. La cueillette des données s’est faite auprès des animateurs et des participants. Les animateurs ont participé à deux entrevues (pré et post-intervention). Le premier s’est déroulé à l’issue de la première rencontre de groupe et visait à saisir leur définition des problèmes des hommes vulnérables participants, leur appréciation de la pertinence de l’intervention prévue, la perception du rôle qui leur est dévolu et leurs attentes face aux participants. Le second entretien a permis de faire avec eux le bilan de l’intervention et avait pour but de saisir leur évaluation globale des rencontres, leur perception des motivations des participants, leur réflexion sur les processus, leur perception de l’atteinte des objectifs et un retour sur l’observation. Ces questions ont été reprises pour chacun des thèmes de l’intervention afin d’identifier les thèmes qui ont bien fonctionné et suscité la participation et ceux qui ont provoqué une résistance ou une absence de réceptivité. À la fin de chaque rencontre les animateurs ont rempli leur journal de bord qui a fourni des informations factuelles sur le nombre de participants, la durée des rencontres, la nature des activités réalisé et la mention des rencontres individuelles qui ont eu lieu entre deux sessions. En plus, les animateurs ont évalué à l’aide d’échelle Likkert différents éléments ayant trait au déroulement des rencontres du groupe (climat, cohésion, niveau de participation, satisfaction par rapport aux activités, style d’animation, leadership, relations entre les membres, atteintes des objectifs, événements marquants). On retrouvait aussi dans le journal de bord une série de questions fermées au sujet de certains items relatifs aux effets proximaux attendus et l’évaluation par l’animateur des trajectoires personnelles des hommes concernant ces mêmes items. Globalement, cette cueillette des données auprès des animateurs a permis de connaître leurs perceptions par rapport au fonctionnement de l’intervention, aux processus dominants dans le groupe (éducation, soutien, entraide, socialisation), aux événements particuliers survenus dans le cadre de ces rencontres, à leur satisfaction concernant le déroulement des activités et aux facteurs personnels ou contextuels ayant nui ou non au déroulement du projet. Dans le cadre de l’évaluation formative, les participants ont pour leur part eu à compléter une fiche d’évaluation de chacune des rencontres. Cette fiche a permis d’évaluer leur niveau de satisfaction par rapport aux items suivants : leurs attentes avant la rencontre, la réponse à ces attentes, leur perception de l’animation, la qualité des échanges entre les participants et entre les participants et les animateurs, ce qu’ils ont préféré dans la rencontre, les changements qu’ils proposeraient pour améliorer l’intervention. Pour l’évaluation sommative, deux entrevues semi-dirigées ont été réalisées auprès des participants soit une première après deux rencontres et une autre à l’issue de la dernière. Le premier entretien visait à identifier le contexte global dans lequel les participants se situaient : les situations problématiques à l’origine de leur demande d’aide, leur vécu concernant cette problématique, leurs stratégies de résolutions de conflits, leurs réseaux sociaux et relationnels, leurs modes de communications, leurs principaux besoins de soutien, les raisons qui les ont amené à s’inscrire au programme, leurs attentes et appréhensions par rapport aux rencontres de groupe. On leur demandait aussi ce qu’ils avaient trouvé de particulièrement aidant jusqu’à présent dans le groupe. Finalement, ont leur a demandé de classer douze facteurs d’aide en ordre d’importance à l’aide d’un jeu de carte. Le second entretien servait d’abord à retracer l’évolution des participants dans le processus d’intervention de groupe depuis la première rencontre jusqu’à la dernière. On leur demandait de décrire les changements dans leur situation qui se sont produits depuis l’intervention, notamment au sujet des points problématiques identifiés lors de la première entrevue. Le guide d’entrevue a été élaboré dans le but d’identifier plus précisément les effets du programme sur les trois objectifs de l’intervention de groupe (connaissance sur les conséquences de la socialisation masculine; développement d’habiletés sociales, relationnelles et communicationnelle; changement d’attitudes et de comportements relativement à l’expression de leur vulnérabilité, de l’affectivité avec d’autres hommes et de leur capacité à demander de l’aide. Cependant aucune question explicite à ces différents propos ne figurait dans le guide pour ne pas risquer d’induire les réponses des participants ou de les placer dans une situation de désirabilité sociale. On a aussi questionné les hommes sur leur expérience lors des rencontres, sur ce qu’ils ont retenu, s’ils pouvaient associer un thème précis avec un processus de changement chez eux, sur ce qu’ils ont trouvé de particulièrement aidant dans le groupe. La deuxième entrevue s’est terminé comme la première par l’exercice du classement des facteurs d’aides en ordre d’importance. Globalement, cette cueillette des données auprès des participants a permis de connaître les perceptions de ces derniers par rapport au fonctionnement de l’intervention, aux processus qui ont le plus compté pour eux (éducation, soutien, entraide, socialisation), aux événements marquants survenus dans le cadre de ces rencontres, à leur satisfaction concernant le déroulement des activités et aux changements d’attitudes et/ou de comportements qu’ils ont opérés en s’engageant dans le groupe. Finalement, les facteurs personnels ou contextuels reliés à leurs trajectoires de vie ayant nui ou non au déroulement du projet ont été mis à jour avec les participants.

Échantillon(s) et période(s) de collecte des données

Recrutement des sujets : L’évaluation a porté sur trois (3) groupes : deux ont eu lieu au Saguenay (Chicoutimi; Jonquière) et un au Lac-Saint-Jean (Dolbeau-Mistassini). Les trois groupes à l’étude sont homogènes d’un point de vue ethnoculturel, ils rejoignent des hommes essentiellement francophones qui font partie de la classe moyenne ou d’une frange défavorisée de la population.

Types de répondants :

Les animateurs : Trois animateurs ont participé aux deux entretiens (pré et post) dans le cadre de l’évaluation. Deux animateurs intervenaient au Saguenay et un au Lac-Saint-Jean. Les participants : Parmi les sept sujets interviewés à deux reprises, quatre hommes ont déjà participé à un groupe Transition-Trajectoires dans les douze mois précédents la période d’évaluation. Trois répondants participaient à ces groupes pour la première fois.

Taux de réponse

Pratiquement deux tiers (62,5%) des hommes inscrits dans les groupes durant la période d’évaluation ont accepté que les animateurs communiquent leurs coordonnées aux évaluateurs. Sur cet effectif, douze (12) participants ont été rencontrés. Les trois défections s’expliquent par le fait que la situation des hommes en question ait empiré entre le moment où ils ont donné leur accord et celui où le chercheur a tenté de les rejoindre. Ces hommes se sont également désistés du groupe. Parmi les douze personnes ayant complété le premier entretien, sept (7) ont été rencontré une deuxième fois. Le taux de mortalité expérimentale (perte de sujets entre les deux temps de mesure) est d’environ 40,0%. Les deux principales raisons de cette attrition sont le désistement rapide de l’intervention (3) et la maladie (2).

Principaux résultats

En règle générale, le programme Transition-Trajectoires a des retombées sur les participants en tant que tel, sur les relations que ces derniers entretiennent avec les autres et aussi sur autrui. Selon les allégations des animateurs et des participants, d’un point de vue individuel, la participation aux activités de groupe permet à ces derniers de modifier la perception qu’ils ont d’eux-mêmes, de mettre en mouvement leur expressivité émotionnelle, d’améliorer leur capacité d’écoute et finalement, de contrôler leurs humeurs (par exemple : leur agressivité ou leur violence). Lors des entretiens, plusieurs hommes témoignent que l’intervention leur offre l’opportunité de s’exprimer sur des sujets qui les concernent directement. Ils apprécient aussi que ces sujets soient rassembleurs, qu’ils les rapprochent d’autres hommes. De fait, le plus souvent, les participants déclarent avoir longtemps cru qu’ils étaient seuls à vivre ce qu’ils vivaient dans l’adversité. Un tel rapprochement favorise chez pratiquement tous les hommes bénéficiant du service la création d’un environnement favorable au dévoilement de leurs sentiments, émotions et opinions. Ce type de contexte en est un qui permet à la plupart des participants interrogés de revivre et de pallier certaines difficultés rencontrées dans le développement de leur identité de genre. En effet, quand ils prennent conscience des conséquences de leur socialisation masculine, plusieurs hommes relient ce qu’ils ressentent comme difficile dans leur vie à la manière dont ils ont appris à gérer leurs relations interpersonnelles en conformité avec les préceptes de la masculinité traditionnelle (intimité, compétition, colère, agressivité, pouvoir, dépendance, etc.). Dès lors, le groupe s’apparente à un milieu de vie où les participants peuvent reconsidérer les multiples enjeux reliés aux relations interpersonnelles qui s’instaurent entre les membres. Plus souvent qu’autrement, dans ce contexte, leurs problèmes deviennent manifestes dans leurs interactions avec les autres et peuvent être résolus. Le groupe constitue ainsi un important catalyseur de changement individuel. Leur participation aux activités de groupe a donc des conséquences sur les relations interpersonnelles que les hommes entretiennent dans le groupe et en dehors de celui-ci. Notamment, la mise en pratique de certaines stratégies communicationnelles apprises lors des rencontres thématiques contribue à améliorer significativement les relations qu’ils entretiennent avec les personnes faisant partie de leur famille (partenaire conjugale, descendance, ascendance) ainsi qu’avec leurs proches. Finalement, les proches ressentent les effets de l’intervention. Les résultats de l’évaluation mettent à jour que ces individus comprennent mieux les besoins des participants.

Lors de l’évaluation, les hommes interviewés témoignent de l’importance que le groupe a eu pour eux du point de vue affectif et social. Ils disent s’être sentis acceptés, plus confiants dans leurs relations avec les autres, plus à l’aise dans les relations sociales et avoir trouvé du soutien. Plusieurs ont manifesté que le déroulement des rencontres leur a permis de fonctionner à leur rythme et de contrôler le processus de dévoilement (révélation de soi). Pour certains d’ailleurs, l’activité de groupe et la confiance développée avec les autres hommes et l’animateur ont été le déclencheur qui leur a permis d’entreprendre des changements significatifs dans leur existence. De manière plus précise, les résultats de l’évaluation font apparaître que les principaux objectifs sont atteints et que les participants ont opéré des changements dans les deux dimensions visées par le programme Transition-Trajectoires, soit les dimensions proximale et distale. Dans la dimension proximale, les hommes interrogés déclarent qu’en participant aux activités de groupe, ils ont acquis effectivement de nouvelles habiletés sociales, relationnelles et communicationnelles. Selon leurs propos, les participants en arrivent à prendre conscience du ou des problèmes auxquels ils sont confrontés ainsi que de la nécessité d'agir pour modifier la situation. La plupart soulignent qu’ils ont changé pratiquement certaines attitudes ou comportements (expressivité émotionnelle, demande d’aide, affectivité vis-à-vis des autres hommes).

Au-delà des changements dans les comportements problématiques visés, des signes plus personnels de transformation sont perceptibles chez les hommes qui ont suivi l'intervention de groupe. Ils ont une meilleure capacité à organiser leur vie différemment et des changements physiques notables sont visibles chez eux. Ils prennent mieux soins d'eux et de

leur santé. Ils sont aussi moins stressés et font de nouveaux choix de vie et de comportement. Tous les hommes rencontrés dans le cadre de l’évaluation affirment par ailleurs qu’ils ont pu entrer en contact avec leurs émotions grâce à leur participation au programme Transition- Trajectoires. L’intervention a également des effets sur l’accroissement des connaissances des participants sur les conséquences négatives de leur socialisation masculine. Concernant ce dernier point relatif à la construction de l’identité de genre masculine et à ses répercussions, il convient de noter que les résultats sont plus mitigés. Certains répondants déclarent avoir pris conscience des liens entre leur expérience antérieure, les comportements masculins hérités de leur socialisation et leurs difficultés personnelles. Pour d’autres, il s’avère plus difficile d’en parler explicitement. Concernant les apprentissages qu’ils réalisent dans les groupes, les hommes manifestent moins d’intérêt pour les contenus des ateliers quand ceux-ci sont trop théoriques. En revanche, ils apprécient ceux qui correspondent à leurs besoins d’acquérir des outils concrets pour résoudre leur problème. Dans ce sens, tout en reconnaissant que ce type d’acquisition est favorisée par la présence d’un animateur, la majorité des participants déclare être très satisfaite du programme parce qu’il leur a permis de bénéficier de l’expérience des autres hommes, d’en apprendre sur eux-mêmes et sur la manière de pallier leur difficulté à travers leurs interactions avec les membres du groupe et, ou en imitant certains d’entre eux. Dans la dimension distale, les effets de la participation des hommes aux activités de groupe rapportés par les deux types de répondants laissent croire là encore que les objectifs de l’intervention sont atteints. Les groupes d’entraide et de soutien Transition-Trajectoires permettent effectivement de briser l’isolement social et affectif dans lequel se trouvent plusieurs répondants lors de leur inscription dans le programme. Du moins, certains hommes déclarent qu’ils éprouvent beaucoup moins la solitude après leur inscription dans le

programme et que le stress découlant de celle-ci est réduit significativement par le biais de leur participation aux activités de groupe. À l’instar du stress qu’ils ressentent moins, le niveau de leur détresse psychologique diminue elle aussi. Ils sont plusieurs à déclarer se sentir mieux. Cela leur laisse croire qu’ils sont engagés sur la voie qui les conduira à un bien-être psychologique, un type de bien-être qui est recherché par la plupart. Plus généralement, la qualité de vie des participants s’est améliorée. Une telle amélioration est associée par les répondants aux impacts des décisions radicales qu’ils ont prises dans leur vie (séparation, déménagement), à des pertes reliées à leur santé (cancer, handicap physique) ou encore au processus de prise de conscience de leur individualité profonde (individuation). Dans les faits, selon les participants, les transformations, majeures ou mineures, qu’ils ont opérées ne sont pas toutes imputables à leur participation aux groupes d’entraide et de soutien.

Besoins identifiés

Dans sa forme et dans ses objectifs, le programme Transition-Trajectoires semble particulièrement adapté aux besoins des hommes. Selon les répondants, les groupes d’entraide et de soutien offrent un milieu structuré, rassurant sur le plan émotionnel, qui permet aux hommes d'acquérir de nouvelles compétences cognitives, psychosociales et relationnelles. Le soutien fourni par les autres membres du groupe et par l’animateur est un aspect fondamental de l'efficacité de ce type d'intervention. Pour les répondants, il est fondamental de se sentir écouté et compris par les autres. Cela constitue pour les hommes interrogés un moyen de valider leur expérience. De plus, le partage émotionnel avec d'autres crée une forme inédite d’intimité qui offre aux participants la possibilité de créer des liens d’amitié forts. Le sentiment d'appartenance au groupe qui se développe au fil des rencontres est aussi un moyen pour les hommes de prendre conscience de la façon dont ils interagissent

avec les autres. Dès lors, ils sont en mesure d’expérimenter de nouveaux modes de communication dans leurs relations interpersonnelles et de découvrir leur capacité à s’adapter positivement à des situations conflictuelles ou problématiques.

Un objectif visé par l’intervention est le changement chez les participants. À plusieurs reprises, les intervenants témoignent qu’ils s'assurent durant les rencontres que les membres du groupe ne s'éloignent pas du sujet et que les échanges ne dérivent pas sur des conversations d’ordre trop général. Aussi, dans les groupes, à l’occasion de chaque rencontre, les intervenants rappellent l’importance d’une prise de parole au « je » et l’intérêt d’éviter la généralisation, le blâme ou l’intercession afin de favoriser l'expression des sentiments, émotions et opinions chez tous les participants. Les changements d’attitudes et, ou de comportements se produisent avant tout quand les hommes appliquent en dehors des groupes, dans leur propre vie, ce qu’ils apprennent au sein de ceux-ci. Dans ce sens, tous les répondants témoignent que les apprentissages réalisés dans le groupe leur ont été profitables à l’extérieur. Tout en facilitant le développement du système d’entraide dans le groupe, il apparaît que les intervenants s'adressent individuellement à toutes les personnes présentes. Ils les aident à explorer et développer les idées et les sentiments qu'ils expriment. Cependant, les animateurs interrogés ont tous fait mention de l’intérêt de garder à l'esprit qu'ils sont ni thérapeutes, ni enseignants; que leur rôle est celui d’habilitateur et de promoteur de l’aide mutuelle (Turcotte et Lindsay, 2008). Ils sont là pour partager et aider les participants à en faire autant. Ces derniers demeurent « les experts de leur propre vie ». Finalement, bien que plusieurs événements importants aient émaillé le déroulement des rencontres (diagnostic de cancer, séparation, tentative de suicide d’un enfant, séparation, divorce), celles-ci demeurent plaisantes. Plusieurs témoignages soulignent l’importance de l’humour dans les rencontres. Selon les hommes interrogés, l’humour remplit bien souvent une fonction de régulation émotionnelle et permet de créer un climat de détente. Les animateurs apparaissent comme étant les garants de ces aspects du fonctionnement des groupes. Les répondants saluent unanimement la capacité des animateurs « à faire des jokes !». Aussi, les participants assistent à chacune des rencontres de façon à préserver la dynamique du groupe. De fait, on note que les hommes rencontrés sont assidus et que, plus généralement, ceux qui bénéficient du programme assistent en moyenne à six (6) rencontres sur les dix (10) prévues dans le programme.

Un facteur clé de l'engagement des hommes dans le processus est les liens qu’ils créent avec l'intervenant ou avec les autres membres du groupe. Les liens sont d'autant plus naturels et significatifs que les hommes du groupe vivent des situations relativement similaires. Toutefois, le fait de ne pas être confronté à la même problématique n’est pas rédhibitoire pour les répondants. Pouvoir identifier qu’ils sont vulnérables, comme les autres, et qu’ils partagent avec eux une forme de souffrance reliée à leur détresse psychologique favorise la création de liens forts entre participants des groupes Transition-Trajectoires. Dans l’ensemble, les répondants rapportent qu’ils se sont sentis rapidement en confiance dans les groupes et que le stress ressenti au début du processus s’est vite dissipé. Le climat de confiance est un élément important du succès de l'intervention. Lorsque les hommes entament leur démarche d'aide, ils le font le plus souvent sur la recommandation d’un intervenant professionnel (travailleur social, thérapeute, psychologue). Il n’est pas rare qu’ils s’engagent dans le processus avec un manque de confiance en eux, dans un climat de suspicion par rapport au groupe et à ce qu’il peut leur apporter. La compétition et la concurrence, propre à la socialisation masculine, laissent aussi peu de place à la confiance envers les autres. Le participant masculin, socialisé de manière à être autonome, va aussi être réticent à demander de l'aide, ce qui équivaut pour lui à se mettre dans une position de dépendance. Il est donc essentiel de (re)gagner la confiance du participant au début du processus de groupe. Un contrat et des règles de fonctionnement qui sont clairement expliqués dès le départ contribuent à rassurer les participants. En ce sens, plusieurs hommes soulignent l’importance de s’être senti en confiance avec l’animateur lors de l’entretien de sélection et durant les premières rencontres. Le sentiment de sécurité au sein du groupe ressenti par les participants est donc un aspect du processus qui fait une différence et qui les incite à s’ouvrir. Dans ces conditions, l'accueil des intervenants est important, mais aussi celles des autres hommes. Si les hommes persistent, c'est en grande partie en raison de l'effet thérapeutique qu'ils retirent des interactions dans le groupe et des interrelations qu'ils ont développées. C'est en s'ouvrant aux autres que les participants franchissent le pas qui les mènent vers le changement. S'ils n'y arrivent pas, les intervenants trouvent généralement le moyen pour les aider à briser le silence et à sortir de leur isolement. Selon Dulac (1994), le groupe permet dans un premier temps de briser l'isolement des hommes, et dans un deuxième temps, il leur donne l'occasion d’exprimer leurs émotions, opinions et sentiments sur des sujets qui peuvent être hautement menaçant. Les groupes d’entraide et de soutien Transition-Trajectoires mettent donc en place un climat propice au partage et à l'écoute. Ce n'est pas un endroit pour convaincre, culpabiliser ou juger les participants. Le respect de la confidentialité est un élément qui favorise la mise en confiance. Il est essentiel que ce point figure dans le contrat de participation. Étant donné que plusieurs problèmes se vivent secrètement (par exemple : violence conjugale, dépendance, idéation suicidaire), plusieurs participants deviennent anxieux à propos de la confidentialité. À cela, s’ajoute le fait que l’intervention de groupe est offerte parfois dans de petits milieux, ce qui augmente la perception du danger relié au non respect de la confidentialité chez les participants. Deux répondants disent avoir bien souvent testé la frontière de cette confidentialité et les intervenants ont dû les rassurer. Selon les participants, le leadership de l'intervenant est un autre élément qui favorise l'établissement d’un climat de confiance et la création d’un environnement où ils se sentent à l'aise et en sécurité. La plupart des répondants reconnaissent le rôle de premier plan joué par l’animateur. Les hommes rencontrés dans le cadre de l’évaluation perçoivent que les intervenants adoptent une approche où ils sont curieux plutôt qu'experts. Dans ces conditions, les participants apprécient de ne pas être jugés. Ils considèrent que les animateurs n’ont pas d’idées préconçues sur ce qui est bon pour eux, qu’ils favorisent le dialogue entre les membres du groupe et qu’ils sont capables d'accueillir la vision des hommes sans que la leur soit menacée. Leurs capacités à demeurer à l'écoute des autres et à désamorcer les conflits sont des aspects du professionnalisme des intervenants qui sont également très appréciés par les répondants. Pour finir, en respectant le rythme des participants, de manière à ce que chacun sente qu'il est en contrôle d'une partie du processus de l'intervention, les animateurs contribue à favoriser l'empowerment des hommes inscrits dans le programme Transition-Trajectoires. Bien que les promoteurs du programme ne mentionnent pas explicitement l’empowerment dans les approches d’intervention qu’ils privilégient, le renforcement du pouvoir d’agir dans leur propre vie est un défi important que les participants doivent relever en s’engageant dans les groupes d’entraide et de soutien.

D’un point de vue individuel, la participation aux activités du programme Transition-Trajectoires a été bénéfique pour les hommes. Il s’est vécu quelque chose entre les membres du groupe. Pour chacun d’eux, cela est loin d’être négligeable. En ce sens, force est de constater que le processus a fait naître l’espoir pour bon nombre d’hommes : un espoir relié notamment à leur capacité à participer à une telle expérience de groupe et à se dévoiler. Par exemple, plus d’un participants exprimaient pour la première fois certaines émotions, certains sentiments et, ou certaines opinions. En faisant ce constat, ils éprouvaient une grande fierté et, manifestement, leur estime de soi était renforcée. Si l’on considère que l’actualisation de l’empowerment se fait par le développement d’une compétence à participer (Kieffer, 1984), les résultats de l’évaluation mettent à jour que l’action ou la participation peuvent avoir lieu à la condition que la personne ait reçu une aide directe ou indirecte lui permettant de s’engager dans un processus d’empowerment (voir aussi les travaux de Lord, 1991). Dans cette perspective, les groupes d’entraide et de soutien Transition-Trajectoires offrent aux hommes de réelles opportunités de s’engager dans un processus de reprise en main de leur destinée. Les données recueillies au cours de cette évaluation indiquent donc clairement que le projet a largement atteint les objectifs prévus. Effectivement, le programme Transition-Trajectoires fournit aux hommes des moyens de réflexion et d'action visant le changement. Le travail des groupes d’entraide et de soutien leur permet de reconnaître leur souffrance et de l'apprivoiser afin de changer. Comme certains participants le soulignent, tous les changements survenus dans leur vie ne sont certes pas attribuables aux activités de groupe. Mais, unanimement, ils reconnaissent que, d'une certaine façon, leur participation constitue pour eux un moyen de reprendre confiance en leurs capacités, de reprendre du pouvoir dans leur vie (empowerment individuel). Les hommes doivent réapprendre à faire confiance en ce qu'ils ressentent et à leur subjectivité. Face à ce constat, une des missions de l'intervention auprès des hommes en difficulté est de mettre à leur portée un savoir et des moyens concrets pour améliorer chez eux la gestion de soi et les relations avec autrui, afin qu'ils puissent redécouvrir une condition plus humaine; c’est ce que Castelain-Meunier (2005) nomme « l’humanisation » de la condition masculine.

Recommandations des évaluateurs

Recommandations au ministère de la Santé et des Services sociaux :

-de soutenir le programme Transition-Trajectoires avec un financement récurrent de manière à offrir un service continu et de qualité à tous les hommes du Saguenay−Lac- Saint-Jean qui en ont besoin.

Recommandations au CPS 02 et au Cran… d’arrêt :

1. de poursuivre leur travail d’harmonisation des procédures de fonctionnement des groupes, des contenus des rencontres et des techniques d’animation;

2. de consolider leurs mécanismes de concertation et de les faire connaître à tous leurs intervenants et intervenantes;

3. de prévoir une rencontre des deux équipes d’animation par mois afin de solidifier les liens et d’offrir des occasions d’avoir de nouveaux points de vue sur le programme;

4. de suivre les suggestions des participants et de réaménager les contenus des rencontres thématiques en conséquence;

5. de diversifier l’offre de service en reconsidérant l’intérêt d’organiser des groupes fermés en complément des groupes ouverts déjà en vigueur;

6. de standardiser l’intervention en instaurant des mécanismes de suivi et d’évaluation communs : dossier de suivi individuel, dossier de groupe, outils d’évaluation;

7. d’offrir de la formation continue aux animateurs dans le domaine de l’animation de groupe, notamment en ce qui a trait à la spécificité des interventions axées sur l’aide mutuelle;

8. d’organiser le transfert de leur expertise d’intervention auprès des hommes en produisant par exemple un outil de transfert de connaissance interactif de type DVD;

9. de consolider leur partenariat avec les ressources du milieu afin que elles réfèrent ou orientent des hommes vers le programme Transition-Trajectoires d’une part et que les participants disposent des ressources pour substituer l'aide reçu dans le groupe d’autre part;

10. de favoriser les échanges avec des groupes tels que le Réseau Hommes Québec qui ont une importance capitale dans la réalisation à long terme des objectifs globaux de la démarche de changement et de croissance personnelle des participants au programme. Ils fournissent un soutien émotif et psychologique continu essentiel à la réussite de l'intervention. C'est souvent le seul groupe d’entraide et de soutien qui reste au client;

11. de faire un suivi de leurs anciens participants. Une des caractéristiques importantes de l'intervention est justement de s'assurer que le client aura développé son réseau de soutien et sera conscient de cette nécessité;

12. de développer des méthodes alternatives de soutien en post intervention telles que la bibliothérapie, une démarche d'aide ou de croissance personnelle par le biais de lecture de documents spécifiques ou encore les groupes d'entraide sur Internet dont certaines caractéristiques semblent démontrer une vision nouvelle de l'intimité qui inciterait davantage les hommes à participer.

Recommandations au CPS 02 :

1. de créer une ligne d’intervention téléphonique dédiée à la clientèle de Transition- Trajectoires à l’échelle régionale;

2. de substituer au groupe Transition de La Baie qui n’a pas eu lieu depuis 2008, un troisième groupe, fermé celui-là, sur les territoires de Chicoutimi ou de Jonquière.

Recommandations au Cran… d’arrêt :

1. de délocaliser les rencontres qui se tiennent dans les locaux de l’organisme étiqueté « violence conjugale »;

2. de recruter un deuxième animateur pour les groupes Trajectoires.

Population cible

Hommes en situation de vulnérabilité psychosociale.

Objectifs et hypothèses

Les objectifs spécifiques de l’évaluation sont les suivants :

1. Identifier les processus qui ont cours dans l’intervention évaluée. Pour saisir ce processus, il faut : 1.1. Décrire l’intervention effectivement réalisée et repérer les facteurs et processus qui ont mené à d’éventuelles modifications de l’intervention initialement prévue ; 1.2. Décrire les processus qui ont cours chez les participants lors de l’intervention (voir les facteurs d’aide). 2. Étant donné que l’efficacité de l’intervention de groupe axée sur l’aide mutuelle dépend avant tout de la présence et de la participation de ses membres, il est question d’explorer les phénomènes de l’attrition et de la persévérance des hommes dans le programme. Aussi, pour affiner notre compréhension de l’engagement des participants dans les groupes d’entraide et de soutien Transition-Trajectoires, il est question d’[…] : 2.1. Identifier et analyser les motifs de persévérance des hommes au sein des groupes; 2.2. Identifier et analyser les motifs d’abandon des hommes au sein des groupes. 3. Déterminer les effets de l’intervention sur les participants tels que perçus et rapportés par eux. À cet effet, les auteurs tentent de saisir les effets de l’intervention dans deux dimensions principales : 3.1. Dans la dimension proximale, les auteurs décrivent et analysent les effets de l’intervention sur les participants tels que rapportés par les hommes et les animateurs en regard de l’accroissement des connaissances sur les conséquences négatives de la socialisation masculine, de l’acquisition de nouvelles habiletés sociales, relationnelles et communicationnelles et du changement de certaines attitudes ou comportements (expressivité émotionnelle, demande d’aide, affectivité vis-à-vis des autres hommes…); 3.2. Dans la dimension distale, les auteurs décrivent et analysent les effets de l’intervention tels que rapportés par les participants et les animateurs en regard de l’isolement socioémotionnel des hommes, de leur bien-être psychologique (détresse psychologique) et de leur qualité de vie en général. 4. Analyser le lien entre les processus identifiés et les effets perçus.

Mots-clés

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